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 Les Dragons

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Snowdark Heartlessly
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MessageSujet: Les Dragons   Mer 2 Juin - 12:57

Je vous ai fait un "petit" article sur les Dragons. J'espère qu'il vous plaira.......

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"Dragon" vient du grec drakos, qui signifie aussi bien "dragon" que "démon". On trouve la même étymologie dans le "drac" ou encore dans le nom "Dracula". Le dragon européen est donc d'essence diabolique. Il est une créature chtonienne, issue des profondeurs de la terre et vomissant le feu des enfers. Sa femelle, la dragonne, mène une existance si discrète qu'elle est quasiment absente des mythes et des légendes dragonologiques.

En Extrême-Orient, au contraire, les dragons sont considérés, encore aujourd'hui, comme des créatures divines, fécondes et bienveillantes, qui commandent à la pluie, aux vents, aux intempéries et veillent sur les récoltes. Ce sont eux qui sont à l'origine des grandes dynasties impériales, donnant naissance aux premiers empereurs chinois, qui avaient dans leurs veines du sang de dragon.

Leur apparance

Le dragon est une créature fabuleuse hybride, dont le corps est constitué de fragments empruntés à divers animaux de la Création. Il est associé aux quatre éléments de la nature : la terre - où se situe son antre ainsi que les trésors sur lesquels il veille -, l'eau - où il se meurt avec autant de facilité qu'un poisson -, l'air - dans lequel il vole grâce à ses larges ailes -, et le feu - qu'il crache de sa large gueule. Les dragons sont toutefois assimilés avant tout à la chasse des ophidiens, au point qu'on les confond parfois avec les serpents géants. Leur taille est généralement démesurée : ils peuvent mesurer de six à soixante mètres de long, parfois davantage.

Leur corps est protégé par une carapace d'écailles invulnérable, sur laquelle se rompent les lances et épées. Leurs pattes sont dotées de griffes affûtées comme des poignards. Et ils sont généralement pourvus d'ailes membraneuses, pareilles à celles des chiroptères ou des chauves-souris, ce qui leur permet de s'envoler dans les airs - à noter que le décollage comme l'atterrissage d'un dragon s'effectuent toujours de façon verticale.

Leur gueule hideuse et effrayante s'ouvre sur une redoutable mâchoire plantée la plupart du temps de trois rangées de dents acérées. Leur yeux rouges au regard magnétiques sont capables d'hypnotiser leurs proies, voire de les réduire en cendres. Certains dragons sont pourvus de plusieurs têtes ; il existe ainsi des dragons à trois, sept, voire cent têtes, comme les Draconis ladonii. L'haleine qui s'exhale de leur gueule et de leurs naseaux, mêlée aux sécrétions empoisonnées de leurs glandes inflammatoires, dégage une odeur pestilentielle et délétère qui plonge quiconque a la malchance de la humer dans un coma semblable à la mort. Il faut en effet savoir que cette haleine corrompue est aussi mortelle que le feu que crache le dragon.


Les dragons de l'Antiquité

Héraclès, pour son onzième travail, se rendit jusqu'au jardin des Hespérides afin d'y cueillir les pommes d'or, fruits de l'immortalité, que cultivaient les filles du géant Atlas. Mais le pommier merveilleux était surveillé jour et nuit par un dragon à cent têtes nommé Ladon. Pour accomplir sa mission, Héraclès alla trouver Atlas et le pria d'aller affronter Ladon pour lui ravir les pommes d'éternelle jouvence. Atlas s'acquitta de cette tâche, mais durant son absence, c'est Héraclès qui dut porter le monde sur ses épaules, à la place du géant.

Hérodote (484 - 425 av. J.-C.) décrit ainsi le dragon : "Il habite la terre et l'eau, pond et fait éclore ses oeufs sur celle-là et y reste le plus clair de sa journée, mais passe ses nuits dans l'eau. Ses griffes sont puissantes, la peau d'écailles couvrant son dos ne peut être mise en pièce." L'auteur romain Pline l'Ancien (30 - 79) rapportequ'en Ethiopie les dragons chassaient couramment les éléphants pour en boire le sang. En effet, le sang des pachydermes, d'une fraîcheur proverbiale, avait le pouvoir d'apaiser l'ardeur intolérable du sang des dragons : "Le dragon se mettait à l'affût dans le fleuve pour surprendre les éléphants venant s'y désaltérer. Il surgissait alors, enserrait de ses anneaux la trompe de l'un d'eux et plantait ses dents derrière l'oreille de la bête, seul endroit que l'éléphant ne pouvait protéger avec son appendice. Les dragons, à ce que l'on dit, sont si énormes qu'ils peuvent vider l'animal de son sang jusqu'à ce que l'éléphant, exsangue, s'affale d'épuisement sous son poids le dragon qui, enivré par le breuvage, périt ainsi avec lui."

Leur classification géographique

Sur les cartes de géographie anciennes, on avait coutume d'indiquer, là où se trouvaient des terres inconnues encore inexplorées, la mention : "Ici demeurent les dragons."

Toutefois, il est possible de préciser leur répartition en cinq grandes zones territoriales :

- le Draconis teutonica, ou dragon teutonique, dont le territoire comprend le nord de l'Allemagne, la Scandinavie et les îles de l'Atlantique du Nord ;

- le Draconis albionensis, ou dragon britannique, que l'on trouve en Grande-Bretagne, qui se décompose lui-même en dragon de feu, Draconis bipedes (dragon à deux pattes) et Draconis nematoda (dragon ailé sans pattes) ;

- le Draconis gallii, ou dragon gaulois, que l'on trouve en France, en Italie et en Espagne ;

- le Draconis cappadociae, dragon méditerranéen, qui loge en Grèce, en Asie Mineure, en Afrique du Nord et dans le sud de la Russie ;

- le Draconis sinoensis, dragon chinois, propre à l'Asie et à l'Indonésie.

En revanche, nul dragon n'a jamais été observé en Afrique noire, en Amérique, en Australie ou dans les îles du Pacifique.


Dragons de mauvais aloi

Si dans l'Antiquité le dragon était considéré comme un animal réel, bien qu'exotique - à la manière du crocodile, de l'hippopotame ou de l'éléphant -, le Moyen Age confère à l'animal son caractère fabuleux. Ainsi, un auteur du XIIIe siècle, Wirnt de Grafenberg, offre cette description extraordinaire : "Sa tête était énorme, noire et velue, sauf son bec, qui mesurait un empan de long et bien une aune de large, était pointu et coupant comme un fier d'épieu fraîchement aiguisé. Dans sa gueule, il avait de longues dents semblables à celles des porcs. Il était entièrement couvert d'écailles de corne et portrait, de la tête à la queue, une crète tranchante comme en ont les crocodiles qui s'en servent pour couler les navires. (...) Son ventre était aussi vert que l'herbe, ses yeux rouges, ses flancs jaunes, son corps, à son extrêmité, rond comme un cierge, sa crète tranchante avait la couleur du sable et ses oreilles ressemblaient à celles d'une mule. Son haleine à l'odeur de pourriture puait plus que charogne longtemps exposée au soleil..."

La présence de dragons dans un pays s'accompagne toujours de phénomènes de corruption et de pollution. Les rivières dans lesquelles ils se baignent voient leurs eaux empoisonnées à jamais. S'ils battent la surface de l'onde avec leur queue, des crues se produisent. Ailleurs, les dragons allument des incendies dans les moissons par leur souffle embrasé ou déciment le bétail. Traditionnellement, le vol des dragons en plein ciel est toujours un signe annonciateur de catastrophes terribles telles que guerres, périodes de famine ou épidémies de maladies. Si le vol avait lieu en plein jour et si le dragon poussait des cris stridents, l'alerte en était que plus sérieuse et plus urgente. Ainsi, un dragon ailé survola un jour la ville de Sanctogoarin, au bord du Rhin. A peine eut-il disparut à l'horizon qu'un incendie se déclara et détruisit le bourg de fond en comble. De même, en 793, plusieurs dragons sillonnèrent le ciel au dessus de l'îlot de Lindisfarne, au large de la côte est de l'Angleterre, où se trouvait le monastère de Saint-Cuthbert. La Chronique anglo-saxonne rapporte l'incident et le relie à l'invasion des Vikings, à bord de leurs drakkars aux figures de proue sculptées en forme de tête de dragon, sur les côtes anglaises : "Peu après, au sixième jour précédant les ides de janvier, des païens détruisirent l'église de Dieu à Lindisfarne, massacrant et pillant."

Vertus médicinales

Comme les licornes ou les mandragores, les dragons sont très prisés pour les vertus médicinales de certaines parties de leur corps. Ainsi, la tête porte à l'intérieur du crâne une pierre précieuse, la draconite, ou dracontite, qui possède de puissantes vertus magiques à condition de l'extraire juste après la mort.

Le sang de dragon - à condition qu'il soit encore bouillonnant, tout juste extrait de la plaie vive de l'animal occis - a pour effet de recouvrir l'épiderme de celui qui s'en enduit d'une carapace écailleuse impossible à traverser, même avec les armes les plus contondantes. C'est pour s'être plongé dans le sang du dragon Fafnir que le héros Siegfried est devenu invulnérable - sauf un point entre les omoplates où une feuille de tilleul est venue se coller, faiblesse qui causera plus tard la mort du héros. Le sang du dragon a également le pouvoir de durcir les métaux et d'amollir le diamant. On dit aussi qu'en instillant quelques gouttes dans un grand verre d'eau on peut se débarrasser efficacement des calculs rénaux.

Manger le coeur rôti d'un dragon procure courage et bravoure. La manducation d'un morceau de la langue de l'animal fabuleux procure dans l'instant la compréhension du langage des oiseaux, c'est-à-dire l'intelligence des signes du destin et la voix prophétique, car il est notoire que les oiseaux ont la connaissance des choses cachées et disent toujours la vérité. Siegfried fit également usage de ces deux charmes. Notons également que, dans plusieurs contes merveilleux, le héros tueur de dragon doit, pour rpouver son exploit, rapporter la langue du monstre après l'avoir coupée - ou plus exactement les langues, car le dragon a souvent plusieurs têtes.

Enfin, il est connu que les os et les dents du dragon, réduits en poudre, donnent force et santé à celui qui en consomme régulièrement.

Dragons de combat

Le dragon est un animal sauvage et solitaire, peu enclin aux relations sociales avec les autres règnes, notamment le règne humain, auquel il voue une haine très ancienne. Certains héros ou guerriers sont pourtant parvenus à dresser des dragons au combat, et même à s'en faire des montures. Inutile de dire que, secondés par de pareils partenaires, les chevaucheurs de dragons faisaient à eux seuls plus de victimes sur les champs de bataille qu'une armée entière de guerriers enragés et armés jusqu'aux dents. La fée Urgande, soeur du roi Arthur et protectrice d'Amadis de Gaule, et la fée Violente, dans le conte La Chatte Blanche de Mme d'Aulnoy (1690), disposaient également d'un dragon apprivoisé comme monture.

Les dragons sont également accoutumés à se battre entre eux, déchaînant par elurs assauts de véritables cataclysmes célestes. Dans les temps reculés, bien avant l'invasion des Romains puis des Saxons, deux dragons s'opposaient ainsi dans le ciel d'Angleterre la veille du 1er mai, correspondant à la fête celtique de Beltaine. L'un de ces dragons était rouge, l'autre blanc. Leur affrontement formidable s'accompagnait de hurlements effrayants tandis qu'une puanteur méphitique s'étendait sur tout le pays. Au terme de l'infernale lutte, le dragon blanc, vainqueur, mettait en fuite le dragon rouge.


Le roi Lludd, qui règnait alors sur l'Angleterre, parvint par un acte de magie à enfermer les deux dragons dans une auge de pierre qui fut enterrée sur le promontoire imprenable de Dinas Emrys, au pays de Galles, à proximité du mont Snowdon. Cinq siècles plus tard, alors que toute cette histoire avait été oubliée, le roi Vortigern voulut édifier une citadelle au sommet de Dinas Emrys. Mais les travaux entrepris durant la journée étaient systématiquement détruits durant la nuit, sans qu'aucune cause naturelle fût identifiée. Ne voulant pas s'avouer impuissant devant ce phénomène incompréhensible, Vortigern manda tous les sorciers du royaume, mais aucun ne fut capable de trouver une explication. Jusqu'à ce que se présente un jeune homme du nom de Merlin, l'enchanteur fameux doué du don de prophétie. Merlin expliqua au roi que les fondations de sa citadelle se situaient à l'emplacement exact où les deux dragons ennemis avaient jadis été enfermés. Il fallait les libérer avant de pouvoir construire le château.

Vortigern demanda à ses ouvriers de creuser le sol. Ils finirent par mettre au jour l'antique auge de pierre qui, une fois ouverte, laissa échapper les dragons rouge et blanc qui reprirent une nouvelle fois leur combat acharné. Mais cette fois-ci, ce fut le dragon rouge qui eut le dessus. Merlin affirma que ce présage était le signe d'un changement prochain de dynastie à la tête du royaume d'Angleterre. Le dragon rouge annonçait la venue d'un nouveau souverain, surnommé Uter Pendragon ("Tête de Dragon"). De sa lignée allait naître le plus grand souverain d'Angleterre, le roi Arthur...

Les gardiens des trésors

Une des fonctions principales des dragons consiste à garder les trésors. Cela est dû à la fois au caractère chtonien de l'animal, qui lui confère une connaissance parfaite des grottes et des souterrains où sont cachés les trésors, et à sa formidable attirance pour l'or. Les dragons sont en effet connus pour leur avidité et leur avarice. Lorsqu'ils découvrent un trésor, les dragons se l'approprient, de couchent dessus ou à proximité, et ne bougent plus de l'endroit en question. Ils deviennent alors extrêmement paresseux et consacrent leurs journées à compter et recompter leur or, sans jamais se lasser. Ils n'en dépensent pas un sou, se contentant de thésauriser leurs biens et de les contempler. Parfois, ils s'endorment sur leurs trésors d'un sommeil qui peut durer des siècles, voire des millénaires. Mais ce sommeil est si léger qu'à la moindre alerte ils s'éveillent et foudroient de leur souffle de feu l'imprudent qui tenterait de leur soustraire ne serait-ce qu'une piécette. Seuls certains héros prédestinés - comme, encore une fois, Siegfried - sont habiletés à tuer ces dragons pour disposer de leurs trésors. Symboliquement, le dragon est souvent présenté comme le "gardien du seuil" : seul l'initié brave et courageux, sans peur et sans reproche, est capable - en surmontant ses peurs - de terrasser le monstre pour accéder à ses trésors de biens et de sagesse - car les dragons sont aussi avides de savoir et de connaissance que d'or et de pierreries.

Dragons et princesses

Malgré leur tempérament sauvage et peu commode, les dragons sont attirés par les femelles des hommes, notamment les jeunes vierges et les jolies princesses. A la condition qu'une de ces pucelles leur soit livrée à date fixe - généralement une fois par an -, les dragons accepte de conclure avec les hommes un pacte de neutralité, en évitant de dévorer les troupeaux et de mettre à sac la région, comme ils en ont le pouvoir et l'appétit.

Le choix de la victime se porte en priorité sur la plus jeune et la plus belle fille du roi de la contrée - car telle est l'exigence du dragon. La pauvre enfant est exposée, nue, à l'extérieur de l'enceinte de la ville, liée par les chevilles et les poignets à un poteau, afin qu'elle ne puisse s'enfuir. C'est là que, à la nuit tombée, vient la rejoindre le terrible monstre.

La plupart des récits affirment que les dragons dévorent leurs proies féminines. Mais il est permis d'imaginer les prémices perverses auxquelles s'adonnent les horribles monstres avant de croquer la chair tendre de la jeune effarouchée. Il semble bien que cette coutume se réfère à de très anciens rituels de hiérogamie, par lesquels une vierge doit être périodiquement sacrifiée à une divinité redoutable, afin que son peuple s'en concilie les faveurs. En échange de ces mariages monstrueux, les dragons tout-puissants accordent à la communauté des hommes leur protection contre les fléaux et les intempéries et leur fécondité pour les moissons ou la reproduction des bêtes.

Cette symbolique archétypale s'est conservée dans la fête chrétienne des rogations, dont l'origine remonte au Moyen Age. Cette fête traditionnelle, destinée à assurer la fertilité des récoltes, consiste en une procession populaire accompagnant un dragon d'osier couvert de fleurs, de guirlandes et de rubans colorés, la gueule largement ouverte et la queue fouettant l'air autour de lui, à la grande joie des villageois qui lui jettent au passage du pain et des fruits.

Isidore de Séville (vers 530 - 636) insiste en effet dans son Etymologiae sur la force résident dans la queue du dragon : "Il a une crète, une petite gueule et d'étroits conduits par lesquels il respire et sort sa langue. Sa force réside non dans ses dents, mais dans sa queue, et c'est moins sa gueule que ses coups qui sont nuisibles. Il naît en Ethiopie et en Inde en pleine fournaise d'une chaleur torride ininterrompue."

Marie-France Gueusquin souligne le caractère sexuel de cette particularité anatomique, venant à l'appui des rituels païens de fécondité : "Les textes liturgiques du Moyen Age ont bien mis en valeur que la puissance du dragon réside, non dans son dard venimeux, mais dans sa queue. Il est précisé que, lors des deux premiers jours, le dragon mène fièrement le cortège, la queue dressée et enflée ; le troisième jour, il suit, soumis et honteux, à l'arrière, la queue basse et dégonflée. Or, dans la symbolique médiévale, les deux premiers jours signifient les deux époques où règnent le diable-dragon, le dernier jour étant celle où le Christ a triomphé."

Les tueurs de dragons

Pour combattre ces dragons amateurs de pucelles se dressent les fameux héros tueurs de dragons, qui n'ont pas peur de se mesurer aux terribles monstres, dasn l'espoir d'en tirer comme récompense la main de la belle captive.

C'est ainsi que Persée, familiers des dieux de l'Olympe et vainqueur de Méduse, l'une des trois Gorgones dont la chevelure était constituée de serpents vivants et dont le regard pétrifiait les malheureux sur lesquels il se portait, découvrit sur un rocher perdu dans la mer Rouge, au large de l'Ethiopie, une belle jeune fille à la longue chevelure blonde, vêtue d'une tunique blanche à demi déchirée et les membres entravés afin de l'empêcher de se sauver. Il s'agissait d'Andromède, fille de Céphée et Cassiopée, souverains d'un pays ravagé par l'horrible dragon Cétus, à qui ils s'étaient résolus de sacrifier leur fille unique afin de tenter d'apaiser sa violence. Cétus était un monstre marin pareil à une baleine à la queue fourchue prolongée d'anneaux reptiliens, au corps recouvert d'écailles de couleur ocre et bleue, doté de deux nageoires s'agitant de part et d'autre de la poitrine et d'une tête de chien pourvue de deux immenses défenses d'ivoire et d'une crète rouge vif sur le sommet du crâne. Résolu à vaincre le dragon, Persée emprunta à Hermès son casque d'invisibilité. Grâce à ses pouvoirs magiques, Persée guetta l'arrivée de Cétus et entreprit de le larder de coups d'épées, avec l'arme même qui avait décollé la tête de Méduse. le dragon finit par succomber sous les attaques répétées de cet ennemis invisible, et Persée put enfin libérer la belle Andromède dont il fit son épouse.

Lancelot du Lac, le fameux chevalier de la Table ronde, tua lui aussi un horrible dragon qui menait grand carnage sur les terres environnant le château du roi Pellès. A l'endroit où résidait le dragon, une inscription avait été gravée : "Ici même viendra un léopard de sang royal qui abattra le serpent, et ce léopard engendrera un lion sur cette terre étrangère, lequel surpassera tous les autres chevaliers." Le roi Pellès vit dans le héros libérateur le léopard de la prophétie et voulut lui offrir sa propre fille, Elaine. Mais sachant que le coeur de Lancelot était pris par l'amour de la reine Guenièvre, le roi usa d'un enchantement qui eut pour effet de donner à sa fille l'apparence de l'épouse d'Arthur. Abusé par la ressemblance, Lancelot passa la nuit avec la fille du roi Pellès, qui neuf plus tard donna naissance à Galaad, celui-là même qui saurait plus tard conquérir le Graal.

Saint Georges terrassant le dragon

Saint Georges, patron notamment de l'Angleterre et de la Grèce, est sans doute le plus célèbre des tueurs de dragons. Ce chevalier romain du IIIe siècle de notre ère, né en Cappadoce, au sud de la Turquie, et converti au christianisme, entendit dire que la puissante ville de Silène, située dans la province africaine de Lydie, entre le désert du Sahara et la Méditerranée, était tyrannisée depuis des années par un dragon cracheur de feu qui dévorait lme bétail, et les femmes et les enfants que la population de la ville lui offrant en sacrifice. Mais l'appétit du monstre était impossible à endiguer, et le roi de Silène en était venu à la dernière extrêmité : celle d'offrir au dragon sa propre fille, Alcyoné.

La belle princesse, parée de vêtements d'un blanc virginal, fut liée au poteau des sacrifices, situé à proximité de l'antre du redoutable dragon, et abandonnée à son triste sort. C'est alors que parût Saint Georges, vêtu d'une armure d'argent, monté sur un cheval blanc caparaçonné d'or, et arborant un écu frappé d'une croix rouge sur fond blanc. Le noble chevalier attendit que le dragon sortit de sa tanière et le terrassa de sa lance. Puis il libéra Alcyoné et la ramena à son père. Ce dernier, en marque de gratitude, offrit la main de sa fille au héros et se convertit au christianisme, ainsi que toute la population de sa ville.

Saint Georges continua longtemps ses exploits de tueur de dragons, en terrassant entre autres le dragon de Mansfield, en Allemagne, et celui du comté de Berks, en Angleterre, avant de subir le martyre en 303. Les nombreuses icônes byzantines représentant le dragon symbolisent la victoire du christianisme sur les forces obscures du paganisma ancien.

Le fier baiser

Il faut savoir enfin que certains dragons sont en réalité des humains qu'un enchanteur ou une sorcière a métamorphosé en animaux monstrueux. Pour retrouver son apparence première - belle princesse ou prince charlant -, la bête doit persuader un humain de l'autre sexe de lui donner un baiser sur la gueule. Ce "fier baiser", comme on disait au Moyen Age - "fier" ayant ici le sens de "courageux" - est le seul remède pour lever tous les enchantements. A condition, bien entendu, qu'il soit donné avec amour.
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MessageSujet: Re: Les Dragons   Dim 20 Juin - 0:47

C'est très bien écrit, j'ai eu la chance de tomber par hasard sur un DVD d'un film assez passionnant sur ces magnifiques créatures. En effet le film était tourné comme une histoire où le héros (un scientifique rêveur) réussi à prouver l'existence des dragons en analysant le squelette de l'un d'eux. Il retrace ainsi leur histoire de façon très convaincante.
le titre du DVD c'est: Dragons tout simplement.
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MessageSujet: Re: Les Dragons   Ven 9 Juil - 0:32

Il est vrai que ce film est magnifique (oui, je le connais ^^)
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MessageSujet: Re: Les Dragons   Mer 28 Juil - 18:43

Il laisse même rêveur sur la possibilité de leur existence. Après tout pourquoi pas ^^ maintenant que c'est scientifiquement prouvé. . .
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