AccueilAccueil  PortailPortail  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 L'origine du vampire: l'Antiquité et le Moyen Âge.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Bloody-Needles
sang neuf
sang neuf
avatar

Féminin Nombre de messages : 4
Age : 24
Localisation : Perdue dans mes chimères, dans un univers différent au notre.
Emploi : Collégienne
Loisirs : La littérature est un bien indispensable dans ma vie, l'écriture, la lecture, la poésie, ect...
Date d'inscription : 29/05/2008

MessageSujet: L'origine du vampire: l'Antiquité et le Moyen Âge.   Ven 30 Mai - 20:57

L'Antiquité.

Dans la Grèce antique, les ombres du royaume d'Hadès sont friandes du sang des victimes (cf. Homère, Odyssée, X, 520-540, « Circé »). Les Anciens craignaient l’errance sur Terre s’ils n’étaient pas enterrés par leur famille ou leurs amis car le repos définitif venait de l’incinération, ce qui explique le mythe de Polynice. Aristée, Platon et Démocrite soutenaient que l'âme peut demeurer auprès des morts privés de sépulture. Les âmes malheureuses et errantes se laissent alors attirer par l'odeur du sang. On peut se référer à Porphyre de Tyr (Des sacrifices, ch. II « Du vrai culte »). Les devins se servaient alors de ces âmes pour deviner les secrets et trésors. Ayant connaissance de leur présence, les hommes cherchèrent des moyens pour les apaiser ou les contrer. En Crète, selon Pausanias, on enfonçait dans la tête de certains morts un clou. Ovide aussi parlera des vampires. Théocrite note aussi les empuses (spectres multiformes de la nuit pouvant se muer en monstres innommables ou en créatures de rêve, aussi appelées démons de midi).
Dans l'Empire romain, on trouve la loi Jus Pontificum selon laquelle les corps ne devaient pas être laissés sans sépulture. De plus, les tombes étaient protégées contre les voleurs et ennemis. Les violations étaient considérées comme sacrilège et punies de mort. On rencontre Lamia, une goule nécrophage, reine des Succubes dévorant les fœtus et effrayant les enfants la nuit (Horace, Art poétique). De Lamia viennent les lamies, plus nécrophages que vampires : lascives, ondoyantes, serpentines, avides de stupre et de mort, aux pieds de cheval et aux yeux de dragon. Elles attiraient les hommes pour les dévorer et peuvent s'apparenter aux Succubes. On note aussi les stryges, démons femelles ailées munies de serres, ainsi nommées à cause de leurs cris perçants, et les omosceles, démons aux pieds d'ânes qui s'attaquaient aux voyageurs égarés...

Moyen Âge

Au 12e siècle, les vampires étaient censés être si nombreux en Angleterre qu'ils étaient brûlés pour calmer la passion populaire. Plus tard, au 14e siècle, Herenberg cite précisément deux cas en 1337 et 1347 : les présumés coupables de vampirisme furent empalés et brûlés. De même, au 15e siècle, les épidémies de pestes sont l'occasion pour la population (surtout en Europe de l’Est) d'une véritable frénésie anti-vampire. On voit apparaître au 16e siècle, la première grande figure du vampirisme : la comtesse hongroise Erzsébet Báthory. En Moravie, l'évêque d'Olmütz, devant la multiplication des plaintes des villageois de la région, mit sur pied des commissions d'enquêtes. Le premier cas de vampirisme attaché à un nom et étudié un tant soit peu est celui Michael Casparek, en 1718. Son cas fit l'objet d'une enquête officielle, dans son petit village de Liptov en Hongrie. Malheureusement, très peu de données ont pu parvenir jusqu'à nous. Le mot « vampire » apparaît pour la première fois en 1725, lorsqu'un rapport présente l'exhumation du récemment mort Peter Plogojowitz un paysan serbe, qui reste encore à ce jour le cas le plus célèbre de vampire historique dans le monde. Vient ensuite celui d'Arnold Paole, soldat et paysan autrichien mort en 1726 et à l'origine de deux épidémies de « vampirisme » dont la seconde, en janvier 1731, fit l'objet d'un rapport circonstancié par le médecin militaire Johann Flückinger, généralement connu sous le titre de Visum et Repertum. Ce rapport fut abondamment repris, traduit par Dom Calmet, et fit probablement couler encore plus d'encre que le cas Plogojowitz (pour les Serbe). Le plus célèbre reste cependant Sava Savanović). Auparavant, on parlait de « vampyr ». Un autre cas de vampirisme est celui de Johannes Cuntius de Silésie.
Le vampirisme était pour l'Église catholique (et pour Dom Calmet en particulier) un sujet sérieux et politique (à la manière de la Bête du Gévaudan). Les âmes des morts ont trois alternatives : Paradis, Enfer ou Purgatoire. Or le vampire est un mort qui ne se retrouve dans aucune de ces trois catégories, puisque c'est une âme qui erre sur Terre. Sa simple existence remet donc en cause le dogme catholique et donc la puissance de l'Église.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Engal
Dieu Vampire
Dieu Vampire
avatar

Masculin Nombre de messages : 318
Age : 32
Localisation : Dans les montagnes
Emploi : Cuisinier
Loisirs : Sport, nature, photos, lecture (bd et romans), écriture.
Date d'inscription : 03/12/2007

MessageSujet: Re: L'origine du vampire: l'Antiquité et le Moyen Âge.   Dim 1 Juin - 0:52

Tu es bien renseignée ! ! ! Ca fait plaisir à voir. Il y a tellement de documentation diverse à propos des Vampires que parfois on ne sait plus où donner de la tête.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://shrek25.skyrock.com/
 
L'origine du vampire: l'Antiquité et le Moyen Âge.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Origine géographique de vos vampires
» Vampire Kisses
» le meilleur service pack pour HD2 rom orange d'origine
» [RECHERCHE] Pochette origine HTC HD2
» Amour, vampire et loup-garou

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Tout sur nos amis les Vampires :: Origine des vampires???-
Sauter vers: