Le docteur Dolphin, biochimiste, aurait
élucidé les mystères du vampirisme ! Le chercheur canadien attribue à la
porphyrie (une maladie congénitale du sang) les déformations physiques, la sensibilité à la lumière et la répulsion pour l'ail et les croix, des buveurs de sang. Selon lui, ce sont des formes multiples de la porphyrie (maladie congénitale du sang qui se manifeste générale par une urine rouge et des crises nerveuses) qui sont à l'origine des légendes relatives aux vampires, aux goules et autres striges...
Pour rare qu'elle soit, la porphyrie se traduit essentiellement par une carence des hématies (pigmentation rouge) du sang, et elle entraîne une sensibilité, voire une allergie extrême à la
lumière du soleil.De plus, les personnes qui en sont atteintes sont sujettes à de graves déformations physiques. Elles peuvent voir leur système pileux se développer anormalement et, plus impressionnant encore, leur nez et leurs
doigts se décharner...(à l'origine des griffes) L'évolution de la maladie amène également un raidissement des lèvres et des gencives du sujet atteint dont le rictus découvre largement
les dents . Il est évident que les vampires des siècles passés n'avaient pas de lunettes de soleil à leur disposition, et surtout, ils ne pouvaient se faire injecter des hématies. De tels traitements aujourd'hui pour lutter contre la porphyrie ne comportent à la limite que le risque de transmettre le Sida.
Pour ce qui est de
l'ail, cette plante contient un composant chimique qui agit malencontreusement avec plusieurs enzymes du foie. Une personne atteinte de porphyrie voit les effets de son mal immédiatement décuplés par l'absorption de quelques gousses.
Les visages poilus et défigurés des victimes de la porphyrie expliqueraient aussi la répulsion légendaire des vampires pour les
miroirs et... les croix, puisque devant une telle disgrâce, les malades pouvaient se croire
" possédés ".Mais ce qui frappe le plus l'imagination, c'est que n'ayant pas la possibilité de recevoir de transfusions intraveineuses, les " vampires " n'avaient au Moyen-Âge, d'autre solution, que de
" boire une grande quantité de sang. "
De plus, le biochimiste de l'université de Colombie britannique croit volontiers que les mariages consanguins, ne pouvaient que favoriser l'implantation de la maladie dans des régions bien déterminées telle que la
Transylvanie. Il ne fait pas référence à un quelconque sang bleu royal ", mais force est de relever que la famille Stuart, notamment Marie, Henriette, la reine Anne, George 3 et George 4 d'Angleterre, et Frédéric 2 de Prusse, souffraient de porphyrie.
d'apres "Libération" du 11 juin 1985)
_________________
L'appel du sang...